Aris Verschuren (ingénieur de projet senior Controls Robotics)
Aris Verschuren (ingénieur de projet senior Controls Robotics)

Aris Verschuren (ingénieur de projet senior Controls Robotics)

17 avril 2017

La nouvelle génération de programmeurs, qui grandit à l'ère numérique, apprend très vite à programmer.

La discussion sur le nombre croissant de robots fait rage. Sur votre lieu de travail à VDL aussi, vous y êtes de plus en plus confronté. Comment travailler avec les robots et à quel point est-ce sécuritaire ? Aris Verschuren, ingénieur de projet senior Controls Robotics chez VDL Steelweld, a travaillé toute sa carrière avec des robots. Voici ce qu’il en pense.

Comment avez-vous évolué dans cette fonction°?
« À 14 ans, j’ai rejoint l'équipe de nettoyage du samedi chez VDL Steelweld à Breda, où mon père travaillait. Après mes études de Technique de l’énergie, je suis allé travailler, il y a 36 ans déjà, dans cette entreprise comme électricien. À l’époque, un collègue programmait les robots, mais quand il a compris qu'il devrait régulièrement faire des voyages à l'étranger, il a quitté son poste. Alors, on a pensé à moi pour ce travail et depuis je n'ai jamais rien fait d'autre. Après un cours de maximum deux heures, je suis officiellement devenu programmeur de robots. En ‘apprenant sur le tas’, j'ai appris mon boulot de manière autodidacte. À cette époque, le département Robotique a été créé et s’est développé. Durant les jours fastes, j'avais sous mes ordres environ 25 programmeurs qui travaillaient dans le monde entier. Et après toutes ces années, je ne sais toujours pas le matin ce que me réserve l'après-midi, ce qui rend mon travail très intéressant. Ces 17 dernières années, je suis le seul dans l’entreprise à travailler avec des clients en dehors du secteur automobile. VDL TIM Hapert a été notre premier client au sein de VDL et nous avons mis au point ensemble le concept ‘TIM’. Au total, 23 cellules robotisées ont été installées et j'ai assuré la formation d'opérateur robot de plusieurs collègues. En plus de TIM, j'ai automatisé des processus industriels et installé des robots dans diverses entreprises VDL ».

Programmer des robots, qu'est-ce que cela signifie exactement ?
« Pendant la programmation, je suis dans la cellule, entre les clôtures, pour ‘instruire’ les robots, c’est-à-dire programmer l’ordre dans lequel les actions/applications doivent être exécutées. Grâce aux programmes de simulation, les programmeurs se trouvent de moins en moins sur la ligne de production et les robots sont programmés hors ligne au moyen d’un ordinateur. La nouvelle génération de programmeurs, qui grandit à l'ère numérique, apprend très vite à programmer. Toutefois, vous ne devenez un bon programmeur de robot qu’après des années d'expérience. À l’avenir, nous porterons probablement des lunettes de réalité virtuelle pour programmer des travées entières de robots dans une usine numérique. Pour VDL Steelweld, cela se fera dans un avenir plus ou moins lointain, mais nous allons déjà dans cette direction. »

Qu'en est-il de la sécurité?
« Les robots restent des robots. Le plus grand piège est de leur faire trop confiance, ce qui vous fait relâcher votre vigilance. Dans ce cas, un accident est vite arrivé. Les robots sont des machines puissantes et un robot de grande taille peut facilement déplacer 200 kg. Les développements comme le démarrage sécurisé permettent d’assurer la sécurité des opérateurs sur la ligne de production. Les robots sont programmés de telle sorte que les clôtures autour de ceux-ci sont en principe superflues. Malgré tous les développements, mon conseil reste le même : gardez à l’esprit que les robots sont des machines puissantes et ne leur faites pas trop confiance. La sécurité est toujours primordiale. »

Les robots vont-ils tous nous remplacer au travail ?
« Étant donné que VDL investit en permanence dans les nouvelles technologies, cela crée automatiquement de nouvelles fonctions. Cet investissement génère une multitude d'options d'emploi au sein du groupe. Je constate souvent que les employés dont le travail a été robotisé restent actifs dans leur ancien environnement. Souvent un travail alternatif apparaît à cet endroit et les employés le reprennent. En tant qu’entreprise, nous sommes en constante évolution et, suite aux investissements dans la robotisation chez VDL Nedcar par exemple, l'entreprise emploie encore plus de personnes qu’auparavant. Une automatisation adéquate crée de l’emploi. Par exemple, un robot requiert un opérateur, un simulateur, un ingénieur, un technicien de maintenance et du personnel de production. En outre, toutes les opérations ne peuvent pas être prises en charge par des robots, une coopération entre l'homme et le robot sera de plus en plus nécessaire. ».

SAEYS_VDL_Steelweld_GT5R4093-1.jpg

Back